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Faire face au refus d’aide d’une personne âgée

Comment faire face au refus d’aide d’une personne âgée ?

Comment faire face au refus d’aide d’une personne âgée ?

Les acteurs sociaux sont très souvent confrontés à l'épineux problème de refus d'aide et de soins de la part des personnes âgées. Il s'agit d'une problématique de plus en plus complexe qui met les proches de la personne âgée dans une situation embarrassante. Comment faire pour obtenir un changement d'avis face à un refus d'aide ? Voici comment s'y prendre !

Refus d’aide d’une personne âgée : quelles en sont les causes ?

Il faut toujours commencer par identifier le problème pour trouver la solution la mieux adaptée.

Freins psychologiques

Très souvent, le refus d'aide à domicile d'une personne du troisième ou du quatrième âge est dû à ce qu'il convient d'appeler, le frein psychologique. Le déni fait partie de l'ordre naturel des choses : il n'est pas évident pour une personne qui a été longtemps active, d'accepter sa dépendance physique. Elle acceptera difficilement la dégradation de son état et par conséquent le fait de dépendre des autres. Ce blocage psychologique est l'une des premières causes du refus d'aide.

Le niveau d’intimité du service proposé

Le refus d'aide peut aussi s'expliquer par le degré ou le niveau d'intimité de l'offre de service proposé. L'aide-ménagère, par exemple, est la mieux acceptée de toutes car la moins contraignante en comparaison avec avec d'autres services aux personnes âgées.

En revanche, une aide à la toilette sera difficilement acceptée, car le degré d'intimité est nettement plus important dans ce cas. Il en est de même pour d'autres types de service qui touchent à l'intimité de la personne en perte d'autonomie.

La peur de l’inconnu

La troisième raison est la peur de l’inconnu. Face à l’inconnu, la personne âgée met en place un mécanisme de défense qui va conduire au refus. Lorsqu’une personne ne se sent pas en confiance, elle refuse de dépendre d'un inconnu. En effet, cette présence étrangère est très souvent vécue comme anxiogène.

L'intervenant qui souhaite apporter son aide doit donc présenter des aptitudes qui lui permettent de convaincre et rassurer la personne ayant besoin d'assistance. Il faut tout de même savoir que le refus d'aide est un droit fondamental pour le patient. Ce dernier doit être informé au préalable avant toute intervention ou traitement.

 

Comment réagir face au refus d’aide ?

De nombreuses méthodes peuvent vous permettre de rétablir le lien de confiance face au refus d'aide. Les personnes âgées sont fragiles et vulnérables : elles ont besoin d'attention et de compréhension. Face à un refus, il est donc important de développer une attitude et un comportement qui permettront à la personne aidée de se sentir davantage en confiance.

Ce que doivent faire les proches et la famille ?

La famille ou les proches de la personne âgée doivent s’armer pour réussir à briser les barrières.

  • Dénicher le bon intervenant qui prendra soin de votre parent ou proche : le choix de la personne de compagnie et du service d'aide sont primordiaux. Pour ce faire, vous devez bien analyser les différentes propositions d'aide. De plus, recourir à un service qualifié permet d'établir un lien de confiance via des activités telles que des jeux, courses, balades, etc.
  • Prendre le temps d'expliquer et d'informer la personne à aider : il est nécessaire de tisser une relation de confiance basée sur la sincérité. C'est pourquoi, il faut tout expliquer au prochet et le faire en toute franchise, sans arrière-pensée. Vous devez le respecter, respecter ses choix et développer une bonne argumentation pour le convaincre. Cela prendra le temps nécessaire, ne brusquez surtout pas les choses !

Ce que doit faire le service d’aide à la personne ?

La première chose à faire est de miser sur la qualité de la formation. Il faut mettre des personnes qualifiées et expérimentées à la disposition des personnes âgées. De ce fait, le choix du personnel doit porter sur :

  • une qualification dans le domaine de l’aide a domicile ;
  • une bonne qualité des prestations proposées ;
  • un dialogue régulier et permanent avec l’aidé et sa famille ;
  • un suivi des prestations, la sécurité et la disponibilité du service 7 j/7 et 24 h/24 ;
  • une garantie d’humanité dans les interventions ainsi que la proposition des services individualisés, personnalisés et sur-mesure.

Le refus d'aide d'une personne âgée est très courant. C'est un droit fondamental du patient qui tire son origine de la loi Kouchner de mars 2002. Toutefois, certains éléments comme ceux mentionnés dans cet article vont permettre la mise en place d'actions visant à rétablir un lien de confiance. Une fois en confiance, le patient brisera les barrières et acceptera l'offre de soins et services d'aide proposée.